CAP 15° La Clef de Mon Père
CAP 15° La Clef de Mon Père
Détails de l’oeuvre
Collection : Collection 90° – Ecrins du Temps . Cadre XIXe siècle restauré
Jean Cocteau ( 1889-1963 ) séjournait régulièrement à l’Hôtel Nord-Pinus , chambre 15 .
Mon père gardait cette clé dans une petite boite à cigares. Cinq litographies sur vélin d’Arches, référencées dans la Corrida (Ed. Edouard Dermit ) , acquises auprès de Stéphane Dermit.
Documents d’authencitié disponibles sur demandes institutionnelle.
« La carte de notre vie est pliée de telle sorte que nous ne voyons pas une seule grande route qui la traverse.
VOIX INTERIEURE • CE QUE J'AI RESSENTI EN PEIGNANT
C'est le plus grand moment de toute cette histoire. Celui que je n'aurais pas su inventer.
La veille, comme je le fais souvent, j'étais montée embrasser mes parents. Et je leur avais raconté - pour la première fois vraiment — tout ce qui murissait malgre moi. Ce projet qui venait comme par enchantement. Ces mots qui s'imposaient. Cette œuvre qui s'ecrivait seule, a travers moi, sans que je comprenne encore tout à fait
Le lendemain matin, je suis descendue rejoindre papa dans le petit jardin en bas de chez lui, comme je le fais regulierement — j'y promene mon petit chien qu'il adore. Ce matin-là, papa m'a confié une histoire. Et un cadeau
La clé que sa sœur Marthe lui avait offerte dans les années 80, lorsqu'ils avaient acheté l'hôtel pour leur fille
Anne. Tante Marthe avait récupéré les anciennes clés. Elle avait demandé à papa d'en choisir une soin de lui expliquer qui avait le plus fréquenté chaque chambre. Et quand elle lui avait raconté que la chambre n°15 était souvent investie par Jean Cocteau et Jean Marais, papa n'avait pas hésité une seconde. Elle lui avait aussi beaucoup parlé de la chambre n°17 - celle des toreros.
Ce matin-là, sur le banc de pierre, j'ai vu ses mains. Ces mains d'un grand âge qui parlent d'elles-mêmes. Sa voix un peu tremblante. Et cette émotion la sienne, la mienne - lorsqu'il m'a demande mes mains et qu'il y a
déposé cette étoile. Cette constellation. La clé n°15.
Ce fut un moment suspendu. Inimaginable. Tout ce passé qui remontait seul, à mon insu, pour me raconter ce que je devais dire, penser, transmettre.
Merci papa.
« La carte de notre vie est pliée de telle sorte que nous ne voyons pas une seule grande route qui la traverse.
VOIX INTERIEURE • CE QUE J'AI RESSENTI EN PEIGNANT
C'est le plus grand moment de toute cette histoire. Celui que je n'aurais pas su inventer.
La veille, comme je le fais souvent, j'étais montée embrasser mes parents. Et je leur avais raconté - pour la première fois vraiment — tout ce qui murissait malgre moi. Ce projet qui venait comme par enchantement. Ces mots qui s'imposaient. Cette œuvre qui s'ecrivait seule, a travers moi, sans que je comprenne encore tout à fait
Le lendemain matin, je suis descendue rejoindre papa dans le petit jardin en bas de chez lui, comme je le fais regulierement — j'y promene mon petit chien qu'il adore. Ce matin-là, papa m'a confié une histoire. Et un cadeau
La clé que sa sœur Marthe lui avait offerte dans les années 80, lorsqu'ils avaient acheté l'hôtel pour leur fille
Anne. Tante Marthe avait récupéré les anciennes clés. Elle avait demandé à papa d'en choisir une soin de lui expliquer qui avait le plus fréquenté chaque chambre. Et quand elle lui avait raconté que la chambre n°15 était souvent investie par Jean Cocteau et Jean Marais, papa n'avait pas hésité une seconde. Elle lui avait aussi beaucoup parlé de la chambre n°17 - celle des toreros.
Ce matin-là, sur le banc de pierre, j'ai vu ses mains. Ces mains d'un grand âge qui parlent d'elles-mêmes. Sa voix un peu tremblante. Et cette émotion la sienne, la mienne - lorsqu'il m'a demande mes mains et qu'il y a
déposé cette étoile. Cette constellation. La clé n°15.
Ce fut un moment suspendu. Inimaginable. Tout ce passé qui remontait seul, à mon insu, pour me raconter ce que je devais dire, penser, transmettre.
Merci papa.
Pascale Chabanel
Artiste peintre — Expressionnisme abstrait
Pascale Chabanel, artiste peintre en expressionnisme abstrait, explore la lumière, la transparence et la vibration des couleurs à travers une écriture picturale singulière. Son travail, présent sur le marché de l’art, est référencé sur Artprice et a été présenté en ventes aux enchères, notamment chez Aix Luberon Enchères à Aix-en-Provence. Chaque œuvre recherche un équilibre entre émotion et sérénité, où la couleur devient souffle et espace de lumière.
Sèlectionnée par les commissaires pour la cohérence de sa recherche et la force immersive de son langage pictural,
Pascale Chabanel rejoint l’éditión 2026 selon les codes
de l’exposition contemporaine: exigence curatoriale,
lisibilite muséale, dialogue entre céuvre et espace.




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